Envie de sable blanc

Envie de sable blanc
Envie de sable blanc

Depuis que la pluie s'est installée dans nos regards,
J'ai envie de sable blanc, de plages divines,
J'ai envie de ciel bleu, de nuages laiteux et devine :
J'ai envie de soirs sur ce sable, d'un bain dans le noir.

J'ai envie d'autres horizons colorés, musqués, démasqués,
Comme deux jeunes amants, dans une eau turquoise,
S'enlaçant tendrement, au vu et au sus des bronzés,
Auréolés de rideaux lumineux, au moment de l'extase.

J'ai envie d'oublier la grisaille et le vent froid,
D'effacer le travail, les papotages et les railleries,
Envie de caresses solaires sur mon corps endolori,
Envie de tendresse, de baisers, surtout de toi.

J'ai envie de sable chaud sous la plante de mes pieds,
Sentir la douceur des cristaux de nacre et de coquillages.
J'ai envie d'embruns dans mes cheveux emmêlés,
Que tes mains recoifferont de manière volage.

J'ai envie de sable blanc coulant entre mes doigts,
Comme le temps passant trop vite bien malgré nous.
D'une fermeté délicate, j'emprisonne ainsi les cailloux
Afin de profiter encore et encore du sablon de soie.

2009
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# Posté le mercredi 25 novembre 2009 16:09

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 16:27

On n'a qu'une maman

On n'a qu'une maman
On n'a qu'une maman

On n'a qu'une maman, mais le sait-on réellement ?
On n'a qu'une maman, mais on ne le lui dit pas assez ;
On n'a qu'une maman, et pour elle, d'éternels sentiments ;
On n'a qu'une maman, et pour elle, un amour démesuré.

On n'a qu'une maman, qui malgré les années passées,
Demeure notre maman, et nous, un regard d'enfant.
Notre c½ur ira toujours vers elle, vers ses mots imagés.
On n'a qu'une maman, soulageant nos maux de parents.

On n'a qu'une maman, qui malgré nos chérubins,
Malgré les chagrins des uns, les sourires des autres,
Malgré les disputes, les rires ou les cauchemars du matin ;
On n'a qu'une maman qui n'oublie jamais nos apôtres.

On n'a qu'une maman, que l'on vient de fêter,
Notre maman, écoutant tous les jours, nos joies,
Nos peines, nos erreurs, nos pleurs, nos émotivités.
On n'a qu'une maman comprenant muettement nos lois.

On n'a qu'une maman qu'il faut savoir partager,
Ecarter son c½ur entre des neveux, un frère et une s½ur ;
On n'a qu'une maman qu'il faut savoir ménager,
La protéger et lui offrir, sans raison, quelques fleurs.



2009

# Posté le mardi 24 novembre 2009 16:33

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 06:28

Les temps deviennent difficiles

Les temps deviennent difficiles
Les temps sont difficiles


Les temps deviennent difficiles, la crise est bien présente,
Absentes les humeurs grivoises, les yeux plissés,
Trop de plis du porte-monnaie et trop de nécessités.
Pas assez de loisirs, plus de moments de détente.

Les temps deviennent difficiles et mon c½ur saigne,
Haine envers ces hommes politiques au portefeuille bien rempli
Haine envers ces crabes bouffant nos hommes, trop de maladies.
Les temps sont difficiles et je crève de ces toiles d'araignes.

Les temps deviennent difficiles et souffle le vent,
Soulevant les tuiles de notre maison déconcertée ;
Faisant s'envoler les échos de nos baisers dépassés,
Et passent les jours identiques, dénués de notre amour ardent.

Les temps sont difficiles, il pleut sur notre regard,
Egarés, nous le devenons dans la forêt de nos sentiments,
Sensations désagréables d'une intempérie de pressentiments.
L'eau coule de mes yeux inondés de tes écarts.



2009,

# Posté le mardi 24 novembre 2009 15:34

passe tes mains sous mon pull

passe tes mains sous mon pull
Passe tes mains sous mon pull

Passe tes mains sous mon pull afin de les réchauffer,
Et d'échauffer nos corps entre deux baisers sexués,
Tes sens en éveil montent sur mon échine, vaille que vaille,
Passe tes mains de porcelaine sous les mailles.

Passe tes mains sur mon corps trop sage, beau plumage,
Ton ramage parle à mon c½ur, il est brûlant de désir.
Délire entre deux caresses offertes sans faiblir.
Passe tes mains sous mon pull, s'éfilochant sur le carrelage.

Passe tes mains sur mes seins accueillant, laiteux ;
Est-ce la laine qui pique ma peau irritée ?
Est-ce ton haleine qui souffle sur ma bouche irisée ?
Passe tes mains caressantes sur mes mamelons taigneux.

Passe tes mains sous mon pull, qui au fil des temps
Se bouloche, se tire, s'étire en pelottes déroulées.
De fil en aiguille, mon pull se détricotte lentement,
Sous le jouc de tes doigts aux envies longtemps réprimées.

Passe tes mains sous mon pull afin de l'ôter facilement,
Tombant à terre, il sème un vent de panique que le parquet,
S'enroulant autour d'autres vêtements affalés, étalés, enlacés.
Passe tes mains sous mon pull, dans mon corps, deviens mon amant.

2009,
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# Posté le mardi 24 novembre 2009 15:24

Le jouet : à la mode paraît-il !

Le jouet : à la mode paraît-il !
Le jouet

Depuis quelques temps, je regarde les jouets,
Peut-être, est-ce la période de Noël qui m'incite
A fureter parmi les rayons ou les livrets secrets.
C'est un jouet sexuel qui t'excite, qui m'excite.

Mon ami, charcutier de son métier, nous donne
Régulièrement une andouillette pour encourager
Monsieur, à chercher l'objet du désir enfin avoué.
Mon ami, charcutier, ton idée est bien bonne !

Je veux bien me transformer en Mère Noël
Afin de satisfaire nos envies désinhibées,
Afin de défaire nos draps de manière effrontée,
Affolée d'une jouissance curieuse et peu naturelle.

Fantasme, quand tu nous tiens ! Rêve d'un vieux couple,
Tu t'évanouis alors que mes mains cherchent le chemin,
De ta libido, droite, grandiose ; et ne remets à demain
Les plaisirs de notre duo, et de ta bouche fait coup double.

Peut-être qu'un jour, j'aurai en ma possession un jouet
Dont tu seras te servir et me redonner le sourire.
Peut-être qu'un jour, tu auras le pouvoir de nous réjouir
Et que notre couche soit remplie de tendres secrets.


2009

# Posté le vendredi 13 novembre 2009 14:10